Mardi 24 novembre 2009


Moisson de l'oubli, force de l'éphémère 


Par Abeille & Fleur
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Dimanche 15 novembre 2009


                                       Image image ...
                                       tout ce bleu
                                       qui s'ammoncelle
                                       pêle-mêle ...
                           

 
  Sable
parchemin du temps
ouvert sur l'infini
des caresses de l'onde

Ecume
un voile de dentelle
oublié sur l'estran

Coquillages
emportés semés
cousus à petits points
par de secrètes mains

Ciel d'aquarelle

Vent
poussières de sel


Par Abeille
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Dimanche 8 novembre 2009
 

Au port
le chalutier de nos rêves  
se gonfle d'infinis
couleur de mangue

Mouvance vive
de la joie

Bientôt les amarres
seront levées 

     



         

L'étincelle
en lumière
éclate 

Un à un
se rompent
les cordages

Jour
sans ancrage

 

Par Abeille & Fleur
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Mercredi 4 novembre 2009

   


  Soudain sous le ciel
  Comme un cri
  Un bravo !

  Par delà l'ovation
  On entend la musique
  Et les danses et les chants !

  Je m'émerveille du rêve 
  Que je viens d'accomplir
 
  Mais comme elle est lourde
  La lune dans mes bras !



   
           Petit poème écrit
           pour les
Impromptus
           sur le thème "Décrocher
           la lune" et partagé avec
           Annabelle Kozak,
           artiste peintre.
        (son site)


Par Abeille
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Dimanche 1 novembre 2009
Solitude au vent, ô sans pays, mon Ile,
Que les barques de loin entourent d'élans
Et d'appels, sous l'essor gris des goélands
Mon Ile, mon lieu sans port, ni quai, ni ville,

Mon Ile où s'élance en secret la montagne
La plus haute que Dieu heurte du talon
Et repousse... O seule entre les aquilons
Qui n'a que la mer farouche pour compagne.

Temps où se plaint l'air en éternels préludes,
Mon Ile où l'Amour me héla sur le bord
D'un chemin de cieux qui descendait à mort,
Espace où les vols se brisent, Solitude,

Solitude, Aire en émoi de Coeur immense
Qui sans cesse jette au large ses oiseaux
Sans cesse au-dessus d'infranchissables eaux,
Sans cesse les perd, sans cesse recommence.

Désolation royale, terre folle
Que berce l'abîme entre ses bras massifs,
Mon Ile, tu tiens un Silence captif
Qu'interroge en vain la houle des paroles.


                                                               Marie Noël





Epave ensablée 
Baie du Kernic, Finistère


Par Abeille
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